Le 18 mars 2025, une partie de l’équipe de l’Institut s’est rendue à Rennes, à la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne (MSHB). Cette rencontre avec des enseignants-chercheurs, chercheurs et magistrats s’inscrit dans la stratégie de rayonnement scientifique de l’IERDJ en région engagée depuis plusieurs années. Elle a été l’occasion pour le nouveau directeur de la MSHB, Marc Bergère, de saluer la synergie croissante entre disciplines.
Aux côtés de Valérie Sagant, directrice de l’IERDJ, étaient présentes Isabelle Sayn, directrice adjointe scientifique, Victoria Vanneau, coordinatrice du pôle scientifique et Stéphanie Millan, responsable d’études et de recherches. Ensemble, elles ont exposé les missions, le fonctionnement et la programmation scientifique de l’Institut qui favorisent une recherche pluridisciplinaire sur les normes, les régulations et les pratiques judiciaires contemporaines.
Entouré de son équipe — Isabelle Ganzetti-Gemin, secrétaire générale, Viviane Monel-Villa, chargée des partenariats et de la valorisation, Yolande Sambin, chargée de projets — , Marc Bergère, historien spécialiste de l’épuration et ardent promoteur de l’interdisciplinarité, s’est réjoui, en tant que nouveau directeur, de la richesse des échanges qui incarnent pleinement la mission de la MSHB : favoriser le dialogue entre les disciplines et permettre aux chercheurs d’apprendre à comprendre le langage de l’autre.
La journée s’est déroulé devant un public composé d’enseignants-chercheurs, de chercheurs mais également de magistrats dont Ronan Le Clerc, secrétaire général du parquet général de la cour d’appel de Rennes et Emmanuelle Desvalois, conseillère, mais aussi de Franck Bielitzki, président du tribunal judiciaire de Nantes.

Un dialogue renforcé entre disciplines
Témoignant de son expérience avec l’IERDJ, la sociologue Émilie Potin, ayant co-dirigée plusieurs travaux soutenus par l’Institut, a pu évoquer la rencontre inattendue mais féconde avec un juriste de son laboratoire. Une illustration concrète des croisements disciplinaires encouragés par l’Institut et les formats de diffusion développés propices aux interactions avec les praticiens. Philip Milburn, sociologue également, dont de nombreux travaux ont été soutenus par l’Institut, a salué outre les apports du travail interdisciplinaire, l’exigence accrue de l’IERDJ dans le suivi et l’accompagnement des recherches.
Ces témoignages n’ont pas manqué non plus de formuler quelques suggestions constructives dont celles du rôle d’interface que pourrait davantage jouer l’Institut dans l’accès au terrain et aux données, si décisif pour les chercheurs. S’il est difficile de centraliser les nombreuses données produites par l’institution judiciaire, l’Institut sait être présent aux côtés des chercheurs pour les soutenir dans leur démarche, ouvrir des terrains et garantir auprès des professionnels comme des institutions le sérieux de leurs travaux.

De nouvelles perspectives
À travers cette étape rennaise, l’Institut a réaffirmé sa volonté d’accompagner les chercheurs, non seulement sur le plan scientifique mais aussi en termes de valorisation et de diffusion. Outre la publication en ligne des rapports et des notes de synthèse des recherches soutenues, des événements comme les « Arrêts sur recherche » permettent toute l’année de faire dialoguer universitaires et praticiens sur des thématiques aussi sensibles que la mixité en détention.
Amorcée avant la crise sanitaire par l’ancienne Mission de recherche Droit et Justice (MRDJ), cette rencontre prend place dans une série de présentations déjà initiée à Lyon, Lille et Bruxelles. De nouvelles rencontres en région se tiendront cette année.