- Le 1er juillet 2025, l’Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice (IERDJ) adopte un nouveau nom : Institut Robert Badinter.
- Ce changement marque une étape importante dans l’histoire de l’Institut, dans la continuité de ses missions : promouvoir une réflexion originale et prospective, soutenir la recherche pluridisciplinaire et diffuser les savoirs sur le droit et la justice.
- A cette occasion, l’Institut Robert Badinter publie une première note consacrée aux archives audiovisuelles de la justice créées par la loi du 11 juillet 1985 pour conserver les images de procès historiques.
Près de 4 ans après la création de l’IERDJ et plus de 30 ans après les premières initiatives fondatrices, ce nouveau nom incarne les valeurs de l’Institut, ainsi que l’impact de l’action de Robert Badinter pour faire progresser les connaissances scientifiques et la réflexion dans tous les domaines concernant le droit et la justice. Figure emblématique du droit, Robert Badinter a toujours défendu une justice éclairée et profondément humaine.
« Nous avons tous conscience de la portée symbolique de ce nouveau nom qui s’inscrit dans l’héritage intellectuel et juridique que Robert Badinter a défendu toute sa vie. Robert Badinter était déjà membre d’honneur de l’Institut depuis sa création. Il a toujours été extrêmement engagé en faveur d’un lieu propice à la réflexion et à la recherche concernant tous les domaines du droit et de la justice. Il était intraitable sur la qualité et le caractère indépendant des travaux qui devaient y être conduits. Il nous a beaucoup mobilisés pour entamer une réflexion plus prospective sur les enjeux contemporains du droit et de la justice. C’est un nom qui nous engage et que nous sommes fiers de porter » déclare Valérie Sagant, directrice de l’Institut Robert Badinter.
Ce changement de nom s’accompagne d’une nouvelle identité visuelle et éditoriale, tout en conservant les missions originelles et la vision prospective de l’Institut.
« La nécessité d’un espace permettant de penser le droit et la justice dans leur complexité avec sérénité et recul s’avère incontournable. C’est ce que permet l’Institut Robert Badinter, en offrant à la fois un lieu de réflexion scientifique et un espace d’échanges entre les praticiens, les chercheurs et l’ensemble des acteurs de la justice. Ce nouveau nom nous honore et nous oblige. » souligne Christophe Soulard.
L’Institut Robert Badinter publie une première note consacrée aux archives audiovisuelles de la justice créées par la loi du 11 juillet 1985 pour conserver les images de procès historiques. Cette note revient sur l’évolution et la constitution de ces enregistrements, de leurs visées multiples, parfois contradictoires, tiraillés entre patrimonialisation et représentation de la justice, et les principaux débats qui les entourent.

Un institut tourné vers l’avenir
Aujourd’hui, l’Institut Robert Badinter affirme sa vocation : penser le droit et la justice dans leur complexité, éclairer les mutations sociales et politiques et renforcer les capacités d’analyse, de dialogue et d’action.
En 2025, cinq axes structurent ses travaux : justice et démocratie, numérique et métiers du droit, devoir de vigilance, femmes justiciables et femmes professionnelles de justice et droit et environnement. Deux axes pluriannuels prolongent cette dynamique : les besoins et attentes de justice et la justice pénale internationale.
D’ici la fin de l’année, l’Institut proposera plusieurs événements en lien avec ces axes avec notamment le lancement avec la Cour de cassation du cycle de conférences-débats sur le thème Justice et démocratie.
| Robert Badinter, une figure emblématique de la justice Professeur de droit privé, avocat au Barreau de Paris, ministre de la Justice puis président du Conseil constitutionnel, Robert Badinter a incarné durant plus de cinquante ans un combat infatigable pour une justice humaniste. Artisan de l’abolition de la peine de mort en 1981, il a aussi profondément réformé l’institution judiciaire : suppression des juridictions d’exception, humanisation des prisons, dépénalisation de l’homosexualité, création d’un droit des victimes ou encore engagement pour la justice internationale. Jusqu’à sa disparition en 2024, il fut un soutien indéfectible de l’Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice, dont il fut président d’honneur dès sa création. |
Découvrez la vidéo de présentation du nouveau logo :
Lire le communiqué de presse :
Découvrez la première note consacrée aux archives audiovisuelles de la justice publiée par l’Institut Robert Badinter ainsi que le programme du cycle de conférences-débats sur le thème Justice et démocratie, événement organisé avec la Cour de cassation.

