Aurélie Grenot-Devedjian a rejoint l’Institut Robert Badinter le 1er septembre 2026 en qualité de directrice.
Magistrate de l’ordre judiciaire, docteure en droit privé et experte auprès du Conseil de l’Europe, Aurélie Grenot-Devedjian a débuté sa carrière comme avocate au barreau de Paris avant de rejoindre la magistrature. Au ministère de la Justice, elle a exercé les fonctions de cheffe du pôle de l’évaluation et de la prospective de la Direction des services judiciaires et, en dernier état, les fonctions de conseillère judiciaire au Secrétariat général. À ce titre, elle a piloté des travaux d’analyse et d’évaluation des politiques judiciaires avec un prisme pluridisciplinaire, accompagné les projets de transformation de la justice et contribué à la définition des orientations stratégiques du ministère.
La nomination d’Aurélie Grenot-Devedjian a recueilli un avis favorable du premier président de la Cour de cassation, de la secrétaire générale du ministère de la Justice et du directeur de l’Institut CNRS Sciences humaines et sociales, qui ont salué la richesse de son parcours et l’adéquation de son profil aux enjeux de l’Institut. Ils ont également souligné l’importance de préserver la singularité de l’Institut, à l’interface entre la recherche et la justice, en maintenant un équilibre entre excellence scientifique et réponse aux enjeux du monde judiciaire.
Pour Aurélie Grenot-Devedjian, directrice de l’Institut Robert Badinter, « la justice est aujourd’hui interrogée sur trois fronts : son rôle dans la démocratie, sa capacité à répondre aux demandes sociales et l’essor du numérique dans ses pratiques. Je conduirai l’Institut Robert Badinter selon une règle simple : ce que nous publions doit être scientifiquement établi et utilisable par l’ensemble des acteurs. Cela suppose de garantir l’indépendance de nos choix de recherche, de raccourcir la distance entre chercheurs et praticiens et d’inscrire nos travaux dans l’espace européen, où se jouent les débats sur l’État de droit. »