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« Libertés politiques » : retour sur la présentation du numéro 47 de la revue Archives de politique criminelle (APC)

Échanger autour des tensions contemporaines entre libertés politiques, État de droit et pratiques judiciaires, dans un contexte de recomposition des politiques criminelles, tel était l’objectif de la présentation du numéro 47 de la revue Archives de politique criminelle (APC) qui s’est tenue le 19 janvier 2026 à la Sorbonne.

Organisée par l’Institut Robert Badinter (qui intervient au comité de rédaction de la revue), le département de droit pénal de l’Institut de Recherche Juridique de la Sorbonne (IRJS) et le Centre de droit pénal et de criminologie, la conférence a réuni près d’une cinquantaine de participants : universitaires, praticiens du droit et acteurs institutionnels.

La première séquence intitulée « Des politiques criminelles en tension » et modérée par Pascal Beauvais, Professeur de droit privé et de sciences criminelles, École de droit de la Sorbonne Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne., permis de poser les cadres d’analyse des enjeux actuels avec : 

  • Jacques Chevallier, Professeur émérite, Université Paris-Panthéon-Assas, CERSA-CNRS, sur « Libertés politiques et État de droit »
  • Emmanuel Dreyer, Professeur, École de droit de la Sorbonne Université Paris 1, sur « La pénalisation des discours politiques »
De gauche à droite : Emmanuel Dreyer, Pascal Beauvais et Jacques Chevallier

La seconde partie « Des pratiques en quête d’équilibre », introduite par Julie Alix, Professeure de droit pénal – Université Paris Nanterre, Co-directrice du Centre de Droit pénal et de Criminologie et rédactrice en chef des Archives de politique criminelle, a été consacrée aux usages concrets du droit pénal et du judiciaire face aux mobilisations politiques avec : 

  • Florence Joshua, Maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre, ISP/CNRS, sur « Le traitement judiciaire des mobilisations des Gilets Jaunes (2018–2019) »
  • Camille Aynès, Maîtresse de conférences en droit public, Université Paris Nanterre, sur « La sanction pénale comme modalité de régulation du corps politique et la démocratie »
  • Raphaël Kempf, Avocat pénaliste au Barreau de Paris, sur « Faire entrer la politique au tribunal »
De gauche à droite : Camille Aynès, Julie Alix, Raphaël Kempf et Florence Joshua

Retrouvez le programme de l’événement

Ainsi que la vidéo réalisée

Crédit photos : Claire Ruiz Photographie / Institut Robert Badinter