Cycle d’ateliers 2025-2026
A la suite de la conférence inaugurale tenue à Strasbourg en janvier 2025, le cycle d’ateliers « Décoder l’IA » confronte les séduisantes promesses de l’intelligence artificielle aux réalités complexes de cette technologie replacée dans son environnement.
Autour d’invités issus du monde académique, des professions juridiques et des sciences de l’informatique, les six séances avaient vocation à nourrir une réflexion à la fois ancrée dans la pratique et élargie par la recherche, y compris en machine learning. Le premier atelier était consacré à l’émergence des systèmes agentiques et aux nouvelles architectures d’IA capables d’orchestrer de manière autonome des tâches complexes, notamment dans le domaine de la recherche juridique. Le deuxième atelier explorait les usages concrets de l’IA générative au sein des cabinets d’avocats, les transformations du travail juridique qu’elle induit et les arbitrages entre solutions du marché et développements sur mesure. Le troisième atelier examinait les cadres juridiques, déontologiques et réglementaires applicables à l’emploi de l’IA dans le champ de la justice, à l’heure où les usages se diffusent plus rapidement que les normes qui les encadrent. Un second temps d’approfondissement était consacré à trois applications désormais largement accessibles aux professionnels du droit. Le quatrième atelier analysait les performances et les limites de la reconnaissance vocale, confrontée aux exigences de précision, d’identification des locuteurs et de fiabilité propres aux environnements judiciaires. Le cinquième atelier portait sur la traduction automatisée, ses progrès spectaculaires, mais aussi les difficultés liées à la restitution des concepts juridiques, des contextes culturels et des systèmes de droit. Enfin, le sixième atelier abordait les outils de synthèse automatique de documents et de dossiers, en évaluant leur capacité à assister l’analyse juridique sans altérer la compréhension des faits, des arguments et des enjeux. Les actes mettent en lumière les exigences croissantes de contrôle humain, d’évaluation, de traçabilité et de fiabilité dans un secteur où les erreurs peuvent produire des effets majeurs. À rebours des discours simplificateurs, ils proposent une exploration critique et documentée des technologies génératives, replacées dans leurs dimensions techniques, professionnelles, institutionnelles et normatives. Entre aspirations à l’efficacité, dépendances techniques, enjeux environnementaux et défis de régulation, ces travaux invitent à penser l’IA comme une technologie désormais intégrée aux environnements du droit et de la justice, appelant une appropriation lucide, informée et continuellement critique.
