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Deux nouvelles publications dans la collection « Actes » de l’Institut

L’Institut Robert Badinter fait paraître deux nouvelles publications qui reviennent sur deux thématiques de travail de l’année 2025 : 

« L’attractivité de la profession d’avocat » qui rassemble les échanges et les enseignements du cycle d’ateliers organisé en 2025 à l’Institut Robert Badinter, sur la sollicitation du Conseil national des barreaux (CNB) et du Centre de recherche et d’étude des avocats (CREA).

Le cycle d’ateliers analyse l’attractivité de la profession d’avocat dans un contexte de profondes transformations. Malgré une croissance démographique soutenue, une féminisation et un rajeunissement marqués, la profession connaît des départs importants, particulièrement durant les cinq premières années d’exercice et davantage parmi les femmes.

L’image de l’avocat demeure très positive – prestige du statut, rôle symbolique de défenseur, attrait pour l’indépendance – mais l’écart entre représentations et réalités professionnelles apparaît décisif. L’exercice libéral et la forte dimension entrepreneuriale, souvent absents des formations initiales, génèrent parfois des désillusions, notamment dans les grandes structures où le travail peut être ressenti comme répétitif, segmenté et faiblement autonome. Le surengagement, la pression temporelle, les horaires élevés, les inégalités de revenus et de carrière, ainsi que les discriminations constituent des facteurs majeurs de démobilisation.

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Les échanges complets de la Conférence Cyberjustice Europe qui s’est tenue le 3 décembre 2025 au Palais de l’Europe à Strasbourg sur le thème : « Réalités virtuelles et augmentées dans la justice : usages et enjeux ». La troisième édition de la Conférence Cyberjustice Europe 2025 proposée par l’Institut Robert Badinter en partenariat avec le Laboratoire de cyberjustice de Montréal et la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) du Conseil de l’Europe – a interrogé l’impact du recours aux mondes immersifs dans les activités judiciaires et au besoin d’encadrement, notamment sur le plan éthique de ces usages. Une journée de réflexions prospectives alternant tables rondes en plénière et ateliers de recherches en parallèle.

Alors que l’intelligence artificielle occupe le devant de la scène médiatique et scientifique, l’avènement des mondes immersifs reste en comparaison très à la marge des réflexions sur le numérique. Sans doute parce que les technologies de réalité virtuelle et augmentée demeurent aujourd’hui encore trop coûteuses et insuffisamment ergonomiques pour connaître un développement et une consommation de masse propres à attirer l’attention. Mais cette situation est déjà en train d’évoluer avec des équipements dont les prix et la taille diminuent, des usages qui s’inventent et des applications qui se multiplient dans des secteurs aussi variés que l’industrie, l’éducation, la santé… et désormais aussi, la justice.

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